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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 17:09
Tous mes voeux pour 2016

J'ai passé une année aéronautique 2015 assez fournie, à la recherche de l'histoire, à la rencontre de témoins du passé et à la découverte de reliques. Ce n'est pas toujours aisé, mais pouvoir éditer une histoire est un aboutissement hors du commun.

A tous les passionnés et à tous les néophytes je souhaite une bonne année 2016

crashavionallemand39-45
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 15:13

Histoire du crash d'un Heinkel He 111 P-5 

le 21 mars 1944

 

Avant de vous raconter la triste histoire d’un avion école et de ces occupants, je voulais aborder sommairement la chronologie du programme de formation de la Luftwaffe.

En 1944, la production aéronautique Allemande est à son point culminant, mais la formation des pilotes est réduite à son strict minimum. Pour donner un aperçu de cette incohérence, c’est avec 160 heures de vol qu’un pilote de chasse partait au combat. Pour comparaison les Britanniques avaient dans leurs bagages 360 heures et les Américains 400 heures. Cela avait pour conséquence qu’avant d’obtenir des résultats probants en termes d’efficacité au combat, il fallait vaincre la juvénilité de cet apprentissage.

Avant d’intégrer une école de pilotage, outre l’envie de voler, il fallait prouver son aptitude et répondre à des critères bien définis.

 

- Posséder le baccalauréat ou un diplôme équivalent d'une école supérieure, avoir la nationalité et la langue Allemande, être de souche Aryenne et de bonnes mœurs, être célibataire, mesurer entre 1.70 mètre et 1.85 mètre et d’un âge compris entre 17 et 24 ans.

Toutes ces conditions réunies,  le jeune soldat devait entrer dans la Luftwaffe pour y suivre pendant 2 à 3 mois des cours de topographies, de radio transmission, de culture physique, et de discipline militaire. Passé cette étape, les élèves restants étaient déployés de différentes façons.

Les sous officiers sont orientés vers une Fluganwaerterkompanie ( école à l’accession aux techniques de vol) pour y être formé à différentes matières aéronautiques. Quant à ceux dont la carrière était de devenir officiers sont envoyés dans une luftkriegschule ou LKS ( école aéronautique de guerre). A la fin de cette étape, les élèves stagiaires vont intégrer une Flugzeugführerschule ( FFS) ( école de pilotage) pour y consacrer une trentaine d’heures de vol. 5 seront faites en duo et 25 autres à réaliser divers figures aéronautiques sur des appareils de classe A2 et B1 ou B2, comme le Bü 133, He 72, Ar 66, Fw 44, Go 145

 

 

 

 

 

Crash d'un Heinkel He 111 P-5 en Charente-Maritime
Crash d'un Heinkel He 111 P-5 en Charente-Maritime
Crash d'un Heinkel He 111 P-5 en Charente-Maritime

Les brevets A1 ou A2 acquis, l’élève est confronté à 3 atterrissages et un vol triangulaire de 300 kilomètres à une altitude de 2000 mètres.

 

Pour obtenir le brevet B1, il fallait avoir fait au moins 3000 kilomètres, dont un vol triangulaire de 9 heures et de 600 kilomètres à 4500 mètres d’altitude, pas moins de 50 vols dans un appareil de classe B1, 3 atterrissages de précision et 2 de nuit. Un vol de nuit de 30 minutes minimum était aussi au programme.

 

Pour le brevet B2, il fallait avoir le double de kilomètres que le brevet précédent, dont 3000 sur monomoteur de classe B1, 50 vols de nuit et de nombreux atterrissages de toutes sortes et en toutes conditions.

 

Il existait une qualification ultime baptisé C1 ou C2 qui elle comprenait 30 vols de plus, des vols triangulaires de 800 kilomètres  dont deux avec un moteur hors d’usage et un de nuit de 200 kilomètres.

Après cela les pilotes étaient sensés être aguerris au maniement de leur appareil! Mais pas de la guerre.

 

Equivalence catégories / avions

 

Classe A1 avion monomoteur d’un poids jusqu'à 500kg pouvant emporter 2 personnes

Classe A2 avion d’un ou deux moteurs pesant jusqu'à 1000kg emportant 3 personnes  


Classe B1 avion d'un poids jusqu'à 2500kg soit monomoteur soit bimoteur et pouvant transporter jusqu'à 3 personnes.

Classe B2 avion d’un poids jusqu'à 2500kg, monomoteur ou bimoteur et transportant jusqu'à 6 personnes.

Classe C1 avion de plus de 2500kg monomoteur et transportant plus de 6 personnes.

Classe C2 avion pesant plus de 5000kg, propulsé par plusieurs moteurs et pouvant transporter plus de 6 personnes.

Les équivalences étaient un peu différentes pour les hydravions

A1 jusqu'à 600kg
A2 jusqu'à 2200kg
B jusqu'à 5500kg
Et la classe C était pour les hydravions  de plus de 5500 kg

Si nous nous référons à l’explication ci-dessus des méthodes d’apprentissages, nous avons donc la certitude que ces élèves pilotes en étaient au stade du brevet de pilotage C-2 puisque l’avion dans lequel ils ont péris était un Heinkel 111 P-5, avion bombardier bimoteurs d’un poids à vide d’un peu plus de 7.700 kilos.

Le 21 mars 1944

 

C’est en Charente Maritime que le sort de ces aviateurs Allemands fût scellé. A 300 kilomètres à vol d’oiseau de leur base, c’est studieusement qu’ils appliquaient leurs connaissances, qu’ils récitaient leurs automatismes si rapidement ingurgités.

Inconsciemment, une certitude néanmoins les hantait.

Malgré le rythme effréné de leur formation, ils refusaient de croire qu’ils ne seraient bientôt pas les rois des airs aux commandes de leur bombardier. Haut de leur jeune âge, une forme d’impunité habitait ces hommes.

Aux environs de Saintes, au dessus du cimetière de Consac, en pleine manœuvre, un bruit métallique assourdissant fit d’un seul coup prendre conscience aux occupants de leur vulnérabilité.

Venu de nulle part, un North American P51-B piloté par le Lieutenant Albert – Louis SCHLEGER dit «  Smiley » et appartenant au 4th FS / 334 th FG

( FS = Fighter Squadron / FG = Fighter Group ) décrocha une nouvelle rafale. Touché, l’avion commença à perdre de l’altitude. 

Crash d'un Heinkel He 111 P-5 en Charente-Maritime

Après cette attaque, les occupants étaient encore vivants. Josef FREYLACH  à cet instant était à la manœuvre, avec sa faible expérience, et avec les conseils ou l’aide d’un instructeur, faisait de son mieux pour limiter les dégâts. Cette version de bombardier école, était quelque fois équipée de double commande.

Les blessures de cet oiseau de fer étaient bien trop graves pour espérer continuer son vol. La solution qui se présentait alors, était de tenter d’essayer tant bien que mal de poser l’avion. Sur plusieurs centaines de mètres, arrachant, rasant toute végétation, creusant sillons et ornières sur son passage, dans un fracas assourdissant, ralentissant et se disloquant davantage à chaque impact, jusqu’à l’arrêt complet. Il était environ 13h50.

Puis…… LE SILENCE

 

Kürt STACHE, (Bordwart) – mécanicien navigant, avant le contact au sol, mais probablement trop tard, essaya de sauver sa vie en sautant de l’avion. Victime d’une altitude trop faible, on le retrouva décédé accroché à son parachute dans un arbre.

Pendant ce temps, «  Smiley » tournoyait au dessus, assistant à cette fin tragique, pour définitivement disparaitre à l’horizon.

La lutte était évidemment inéquitable. Je n’irais pas interpréter qu’un combat aérien était plus ou moins facile en fonction des adversaires, car tous devaient demander du «  cran », mais des 7 victoires homologuées pour A-L- Schleger, c’était la seule contre un bombardier, objectif bien plus facile que les 6 autres chasseurs ennemis. Mais c’était la guerre.

 

Revendication : Source 335 FS/4 FG

 

Date

Heure

Revendication

Lieux

 

02/10/1943

16h00

Messerchmitt Bf 109

S,E Emden

1

21/03/1944

13h50

Heinkel 111 P-5

Sud de Saintes

2

08/04/1944

13h15-14h15

Fock Wulf 190

Celle

3

08/04/1944

13h15

Messerschmitt Bf 109

Celle

4

08/04/1944

14h15/15h00

Fock Wulf 190

Brunswick

5

21/04/1944

17h50

Messerschmitt Bf 109

Sud de Kassel

6

21/04/1944

17h50

Messerschmitt Bf 109

Sud de Kassel

7

24/04/1944

12h40

Fock Wulf 190

Nord de Worm

8

24/04/1944

12h50

Fock Wulf 190

Nord de Worm

9

LES EQUIPAGES

 

Composition de l’équipage Allemand:

 

*Gefr.Josef FREYLACH, tué (Flugschüler) – élève-pilote
*Uffz. Kürt STACHE, tué (Bordwart) – mécanicien navigant
*Fw. Dominik FASHANG, blessé (Fluglehrer) - instructeur
Gefr. Friedrich KUCLOW, blessé (Flugschüler)élève pilote
Gefr. Heinz STRAUB, blessé (Bordfunkerschüler) – élève radio-navigant

 

*Gefr: Gefreiter = Caporal

*Fw: Fedwebel = Adjudant

*Uffz.: Unteroffizer = sergent

 

Joseph Freylach (18-07-1922 + 21-03-44) et Kurt Stache( 20-06-1920 + 21-03-1944) furent tué au combat. Ils avaient respectivement 22 et 24 ans.

Crash d'un Heinkel He 111 P-5 en Charente-Maritime
Crash d'un Heinkel He 111 P-5 en Charente-Maritime

Volksbund

Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V.

QR-Code zum Formular

Sachstandsänderungen

Josef Freylach

Josef Freylach ruht auf der Kriegsgräberstätte in

Berneuil.

Endgrablage: Block 2 Reihe 11 Grab 363

Details zur Person:

Nachname:

Freylach

Vorname:

Josef

Dienstgrad:

Gefreiter

Geburtsdatum:

18.07.1922

Geburtsort:

Rudolfstadt

Todes-/Vermisstendatum:

21.03.1944

Todes-/Vermisstenort:

St.Senis ( Comprendre St Genis )

 

&&&&&&&&&&

 

Volksbund

Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V.

QR-Code zum Formular

Sachstandsänderungen

Kurt Stache

Kurt Stache ruht auf der Kriegsgräberstätte in

Berneuil.

Endgrablage: Block 2 Reihe 11 Grab 362

sein.

Details zur Person:

Nachname:

Stache

Vorname:

Kurt

Dienstgrad:

Unteroffizier

Geburtsdatum:

20.06.1920

Geburtsort:

Waldenburg

Todes-/Vermisstendatum:

21.03.1944

Todes-/Vermisstenort:

St.Genies ( Comprendre St Genis )

 

Composition de l'équipage Allié :

 

Né en 1929, A. Schlegel s’engage dans la Royal Air Force ( R.A.F ) pour y suivre un entrainement de pilote. Transféré dans l’ United States Army Air Force  ( USAAF ) le 29 janvier 1943, il est affecté au 335th FS/ 4th FG le 03 juillet 1943

A partir du 05 mars 1944,il est commandant du Flight B. Le 18 août de la même année, il devient officier des opérations de son escadron.

En date du 28 août 1944, il est victime de la Flack aux alentours de Strasbourg et péri à bord de son avion

Sources site ciel de gloire
Sources site ciel de gloire

Sources site ciel de gloire

Remerciements :

 

A Lydia ma correctrice, à Christian Viallet mon maquettiste, à Frédéric Hénoff mon traducteur, à Anne Sophie Morini ma monteuse numérique, à Michel Souris et Claude Grimaud pour le partage de leurs archives, à Alain Massart pour sa passion et ses photos, à Monsieur le Maire de Plassac et tout son conseil municipal pour leur coopération et l’intérêt portée à l’histoire de leur commune, à Patrick et Myriam, Maryvonne et Jacques pour leur accueil chaleureux. 

 

Lien à consulter : www.aerocherche.fr

                : www.cieldegloire.com 

                   

crashavionallemand39-45 - dans Crash
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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:17
Bonne Fêtes
crashavionallemand39-45
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 14:05

Dans le cadre du Musée Aéroscopia de Toulouse, un espace sera consacré à l'archéologie aéronautique. Soutenez Gilles COLLAVERI, passionné d'aviation et instigateur de ce projet. 

Pour cela je vous invite à consulter les liens ci dessous, Gilles vous explique pourquoi il a besoin du soutien du plus grand nombre. 

Merci de votre aide de passionné.

 

Le financement participatif (« crowdfunding ») est lancé, voici les liens facebook et Ulule :

 

http://fr.ulule.com/archeologie-aeroscopia/

 

www.facebook.com/archeonautique

 

 tout donateur recevra un reçu fiscal lui permettant de déduire 66% de son don de ses impôts s’il ne demande pas de contrepartie.

 

crashavionallemand39-45
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:16

Les prémices de ces trouvailles datent de 2009. Chercheur passionné par les crashes d’avion Allemand de la seconde guerre mondiale, j’effectue des investigations sur un quadrimoteurs ayant décollé le 09 juillet 1944 de la base de Fontenet en Charente Maritime.

De nombreux tessons de bouteilles, d’une couleur sombre jonchaient depuis plusieurs décennies le sol de cette forêt éloigné de quelques 340 kilomètres de la base opérationnelle de cet avion.

Tout cela semblait bizarre et ma première réflexion fut de penser que des bouteilles de bières avaient été fracassées sur les rochers à proximité. En observant de plus près, des indices retenaient mon attention.

Comment ces bouteilles avaient elles pu fondre ainsi ?

Sous l’effet de la chaleur bien sur, mais probablement pas sous celle d’un feu de camp improvisé. Pour laisser de telles sculptures difformes de pâte visqueuse figées lors du refroidissement, il fallait que la température du brasier soit intense, et sur les lieux de mes recherches, il ne pouvait s’agir que des conséquences de l’incendie de cet avion.

Mon premier reflexe en tant que chercheur amateur, est de me poser des quantités de questions, venant contredire ou affirmer d’autres questions… jusqu’à l’obtention de réponses tout d’abord plausibles, puis confirmées par des faits et des éléments probants.

Ma curiosité était trop aiguisée pour que je ne poursuive pas mes investigations.

La première récompense fut de trouver dans ce bric à brac de débris de verre, un tesson avec l’inscription « AC – Fran ».(Connaissant l’histoire de ce crash, l’avion en provenance de Charente Maritime, quittait définitivement la France avec à son bord une cargaison de fret voir dans ce blog article de février 2011)

J’ai le souvenir que dans l’euphorie du moment, je prononçais à voix haute dans cette forêt « COGNAC France ».

J’avais la conviction que j’étais sur la piste d’une partie de la cargaison de l’avion, mais comment exploiter cet indice ?

Photo Philippe Morini

Photo Philippe Morini

Ne pas se précipiter

 

Malgré de nombreux courriers, contacts, investigations, rien, mais alors rien ne pouvait confirmer ce cri du cœur que j’avais eu spontanément, jusqu’en… mars.

 

Mars 2013, deuxième récompense.

François Diaz un amoureux de sa région connaissant depuis longtemps l'existence de cet évènement dramatique, me contacte pour me faire partager ses découvertes trouvées sur les vestiges de ce crash.

Quelle fut ma surprise quand il mit à ma connaissance des goulots, des culs de bouteilles façonnés dans le même verre, mais surtout des tessons avec la mention

«  REMY MARTIN »

Je ne vais pas vous refaire l’historique de cette enseigne prestigieuse, mais cette maison existe dans le négoce du Cognac depuis 1724.

J’avais la certitude maintenant que notre quadrimoteur Allemand transportait dans ses entrailles des bouteilles de Cognac.

Comme le modeste farfouilleur que je suis n’est jamais rassasié, toujours en quête du détail supplémentaire, j’entreprends donc de me lancer à la recherche d’une relique.

François m’accompagne dans cette aventure, mettant à ma disposition les éléments matériels en sa possession.

Photo Philippe Morini

Photo Philippe Morini

Du rêve à la réalité

 

Que puis-je pour vous Monsieur ? Un  jeune homme à la prestance et la courtoisie digne de la marque qu’il représente vient à ma rencontre.

 

Je suis au Domaine Rémy Martin à Cognac.

 

Je lui expose mon problème.

Je ne vous cacherais pas qu’à l’énoncé de l’expression « chercheur d’épave d’avion », malgré la retenue qui est de mise à ce niveau de prestation, ce jeune homme eut une discrète expression sur son visage, que je décrirais d’interrogative.

Que venait faire le Cognac dans cette histoire ? Il me laissa m’exprimer, sans jamais me couper la parole, m’orientant ensuite vers une dame charmante exerçant dans une annexe la fonction de responsable patrimoine.

J’ai le souvenir d’un salon lumineux, jonché sporadiquement d’objets rappelant que nous sommes bien dans le pays du Cognac.

Exposant ma volonté de pouvoir remonter le temps, d’avoir ne serais ce qu’un cliché photographique d’une bouteille de l’époque, pour confirmer mon intuition, cette démarche fut prise au sérieux. Tout fut fait pour me satisfaire.

Je peux aujourd’hui joindre à cet article des photos probantes, concluant ainsi qu’il y avait bien dans les soutes de cet avion Allemand des bouteilles de Cognac* (entre autre, cela fera partie d’un autre article)

 

La boucle est bouclée

 

 

 

Photo Rémy Martin

Photo Rémy Martin

 

*Pendant la période de conflit, afin de préserver les stocks contre les prélèvements des troupes d’occupation, le bureau des répartitions fut créé. Après la guerre, le 9 juillet 1946, il sera baptisé le Bureau National Interprofessionnel du Cognac ( BNIC)

 

D’autre part en 1944 année de la catastrophe aérienne, 3.794.800 bouteilles furent prélevées par les Allemands

( source «  Le Cognac et les aléas de l’histoire » de Jean Vincent Coussié aux éditions BNIC

 

Remerciement à

 

  • François Diaz pour avoir partagé ses trouvailles,
  • Madame Mickaelle Amoussou Coussy responsable patrimoine chez Rémy Martin,
  • Monsieur Stéphane Feuillet, responsable Etudes Statistiques et informatiques au BNIC ( Bureau National Interprofessionnel du Cognac),
  • Au jeune homme qui m’a accueilli dont j’ignore le nom pour son respect et son professionnalisme.

 

 

 

Février 2014 – Philippe Morini

Blog : http ://crashavionallemand39-45.over-blog.com  

 

Partenariat

 

 

Des fragments de bouteilles de Cognac retrouvés dans un avion de la seconde guerre mondiale
crashavionallemand39-45
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 10:04

Un livre parsemé de témoignages, de documents, de photos, où vous découvrirez l'histoire d'une aviation Cantalienne, certes méconnue, mais Jean-Baptiste la met en évidence d'une façon remarquable. 

Je vous invite à lire cet ouvrage.

Histoire de l'aviation dans le Cantal 1910-1945
Histoire de l'aviation dans le Cantal 1910-1945
crashavionallemand39-45
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 15:20

A la demande de mon ami Frédéric Hénoff, voici un article paru dans le Berry républicain. Je déroge à ma règle de publier que des articles retraçant l'aviation Allemande, pour lui donner un coup de main.

Fredéric mène des investigations pour la publication d'un ouvrage rendant hommage à François Massicot et à bien d'autres. 

Un blog c'est aussi un moyen de partage, un outils de communication, un support supplémentaire, alors si vous savez quelque chose, si vous avez des indices, des pistes de réflexion, n'hésitez pas à le contacter. Pour ceux qui ne connaissent pas son blog : www.fred.henoff.free.fr , allez y jeter un oeil, c'est vraiment bien.

article berry républicain fred henoff blog

crashavionallemand39-45
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:11

REBONDISSEMENT

 

Publié il y a 48 heures, cet article n'a laissé personne indifférent. De nombreux amis se sont lancés immédiatement à la recherche d'informations complémlentaires concernant les éléments manquants du puzzle à savoir:

- le nom du pilote

- la compagnie d'appartenance

- le type d'avion

Grâce à la clairvoyance de Frédéric et de Gilles, un grand merci à eux, nous savons maintenant que ce biplan était un GOTHA GO 145, tombé le 29 novembre 1941 et (non le 30 comme mentionné dans l'article), détruit à 70% lors d'un vol d'entrainement.

Numéro de série 1367 et appartenant au IV./KG 27

 Quant au pilote il se nommait HEINZ SCHWEPPL.et était promus au grade de sous lieutenant.

 

gotha-145-blog.jpg

 

crashavionallemand39-45 - dans Crash
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 17:17

 

Nous sommes le Dimanche 30 novembre 1941, entre 15 et 16 heures la météo est clémente, un jeune pilote Allemand de la base de Bourges, égaré se présente à l’atterrissage à bord de son biplans au dessus d’un pré situé sur la commune de Audes, en zone libre, dans le département  de l’Allier.

Pourquoi cette perdition bizarre ? En effet vue d’en haut de nombreux repères géographiques existaient : le Cher, la voie ferrée, mais avec une réflexion à postériori tout est toujours plus facile.

Descendu de son avion, le pilote soucieux de connaitre l’endroit où il se trouvait se dirigea en direction d’un agriculteur travaillant sur une parcelle de terre qui lui expliqua sans aucune réticence.

Rassuré l’aviateur Allemand retourna auprès de son appareil, mis le moteur en route, engagea sa manoeuvre pour le décollage,décolla, commença à prendre un peu d’altitude, amorça un virage, c’est alors que son moteur coupa à une trentaine de mètres de hauteur.

Problème technique, maladresse du pilote, omission d’alimentation du moteur en carburant ? Laissons notre imagination gambader.

Il traversa la route, évita la ligne électrique, se posa de nouveau dans un autre champ, mais avec un peu moins de réussite cette fois. Dans son élan, l’avion franchit un fossé d’évacuation d’eau, connu aussi sous le nom de rase, faucha son train d’atterrissage, et fini son périple dans une haie. Le pilote était groggy avec une petite plaie au cuir chevelu, laissant par contre son avion dans un piteux état, le condamnant à faire appel à de l’aide extérieure.

Dans un probable souci de vouloir se faire comprendre ce jeune pilote dans un Français très approximatif, ou dans un FrancAllemand tout aussi imprécis s’écria « Nestafone, Nestafone » . Vous aurez tous compris qu’il cherchait un téléphone.

Même si en Allemand l’orthographe est différente, la prononciation, hormis l’accent, est identique. En matière de logique, la contrariété, l’adrénaline, la peur peut quelque fois chambouler les plus aguerrit. Mais ce charabia allait plus ou moins porté ses fruits, et notre agriculteur l’orienta tant bien que mal par la route. Arrivée à destination ne trouvant aucun moyen de communication là bas, cet aviateur rebroussa chemin.

Au lieu de revenir vers son avion à l’intersection, il prit la direction opposé se dirigeant sans le savoir vers la ferme où probablement se trouvait le seul téléphone du village. Il pu alors avertir sa hiérarchie des évènements qui venaient de se dérouler.

Il y fût également soigné.

Ce soldat Allemand en quête d’un outil pour communiquer avait parcouru presque 5 kilomètres et demi.

 

lieu du décollage blog fin

 

 

lieu-de-crash-audes.jpg

 

 

 

Très vite il fut récupéré par sa hiérarchie. L’avion resta sur place et ce n’est que le lendemain qu’une délégation de quatre officiers se présenta à la ferme proche du lieu du crash. Une de ces 4 personnes parlait Français. Il était Lieutenant, s’appelait GEISSLER Oskar et avait la fonction d’interprète, né le 18 décembre 1895 à Hanau (source www.ww2.dk). Le Président de délégation spéciale était également présent, fonction équivalente au Maire.

Auguste, dit Gustave Sévat un cultivateur y exploitait les terres.

La conversation s’engagea bien évidement sur l’évènement de la veille, mais Gustave ayant fait Verdun, pour lui le mot Allemand n’existait pas, il avait plutôt dans son vocabulaire la dénomination « Boches ». Alors quand il vit ces soldats dans sa cour cela le « chauffa » beaucoup, mais malgré tout dans un élan de sagesse s’adressa au Maire :

« Bondiou, si voulian me renvoyer mon gars j’emmènerais ben leur avion à moitié chemin de Bourges avé mes bœufs »

Il faut dire que son fils avait été fait prisonnier en 1940, alors la tentation de profiter des relations encore courtoises pour le faire revenir fut une occasion inespérée. Le requête fut alors transmise via l’interprète à l’officier Allemand, lui demandant si cela était possible.

Ce soldat répondit alors que son grade ne lui permettait pas d’apporter une réponse, mais qu’il en parlerait. Il souligna, tout en donnant son adresse, que si son fils revenait, il aimerait qu’on lui écrive.

Mais cette délégation était avant tout venue formaliser la récupération de l’avion, prête à indemniser les dégâts qui n’étaient que minimes.

Petite tension momentanée au moment de l'enlèvement de l'épave, des instruments de bord (altimètre....) et le carnet de vol avait été dérobés, mais apaisée quand ces objets furent retrouvés comme par hasard à proximité de l’avion.

Après avoir été démonté, c’est à l’aide d’une remorque et d’un tracteur que ce biplans fut transporté à sa base d’origine, non sans difficultés pour sortir du terrain boueux.

 

Vous conviendrez aisément que l’histoire de ce crash est assez banale, alors fallait il la raconter ?

 

Oui.

 

3 mois après, le fils Sévat fit son apparition douché, propre, et habillé à son domicile.

Imaginez vous quelques secondes le ressentit de ce père de famille, qui en maitrisant son aversion envers un peuple avait eu espoir que l’humanité l’emporte sur la haine ?

Il avait eu raison. L’histoire nous donnera malheureusement bien trop de cas contraires.

Après mes investigations, je ne sais rien du Pilote Allemand, ni du type exact d'appareil.

Les archives de la gendarmerie ne possèdent aucun document relatant cet accident et nous ne saurons jamais si l’officier Allemand eut l’écho du retour du fils Sévat.

 

Un grand merci à Lydia pour ses encouragements et son aide, à Claude Grimaud pour le partage de ces travaux de recherches, à Monsieur Confesson André pour son témoignage.

crashavionallemand39-45 - dans Crash
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:38

Je vous souhaite pour cette année 2013, plein d'histoires d'avions, plein de projets et de passions aéronautiques. Que cette année soit celle de toutes les rencontres, mêmes improbables, de tous les espoirs les plus fous liés à votre passion. Je me permets d'ajouter à cela le souhait de la santé, et de réussite tant sur le plan personnel que professionnel.

J'espère pouvoir écrire encore de nombreux articles, avoir de nouveau l'occasion de converser et d'échanger avec la plupart de mes lecteurs. Merci de votre fidélité. 


voeux-blog-definitif.jpg


crashavionallemand39-45
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